
SONIC JESUS
Secret un peu trop bien gardé de l’underground transalpin, SONIC JESUS ont montré le bout de leur nez -pas si catholique que ça- la première fois en 2015 avec un album faramineux chez Fuzz Club, la Mecque londonienne du psyché contemporain (réédité en grandes pompes cette année). Adoubé par The Black Angels -c’est peu surprenant- puis aperçu à travers l’Europe à la droite d’A Place To Bury Strangers ou Jesus & Mary Chain, le trio fait un saut de (grosse) puce à Chillon depuis Rome pour présenter son futur nouvel album. Unique date suisse !

BLACK DOLDRUMS
Pour faire de l’ordre au milieu des pillards sans vergogne qui vampirisent le saint héritage de Joy Division et New Order, on peut compter sur le preux trio londonien BLACK DOLDRUMS. Des références à Factory Records, certes, mais shakées avec un shoegazing lumineux : une dreampop caverneuse gorgée de sève fuzz brianjohnstonmassacresque, étincelante de beauté spectrale et de noirceur psychédélique. Fuzz Club (le meilleur label du monde après Humus Records) ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, nous non plus. Unique date suisse, aussi !

ASH CODE
Formation séminale de la scène darkwave italienne, ASH CODE, c’est encore un trio : 33% de claviériste et 66% de frères jumeaux. Après quatre albums, des tournées au-delà des océans et un hiatus de quelques années, les Napolitains sont revenus en 2025 avec un bébé (un vrai) et un nouveau-né discographique, Synthome, toujours foisonnant d’une élégance romantique, à cheval entre pop synthétique vintage et post-punk contemporain. Unique date, itou !

L’Abbaye de Salaz
Domaine qui remonte au XIe siècle, l’Abbaye de Salaz est reprise mille ans plus tard par la famille Zbinden, qui y élève tout d’abord des vaches et des pommiers, avant de se focaliser sur le raisin – bichonné de nos jours par la troisième génération, Michel, Janine et Bernard. Quatre hectares autour d’Ollon, et une vingtaine de cru différents, du Chasselas au Pinot Noir (forcément) mais aussi Syrah, Mondeuse ou Merlot Blanc !

Marjorie Bonvin
Presque aussi vieilles que le château, les vignes de Chillon ont pris racine sur les contre-hauts du lac depuis le XIIIe siècle déjà. Marjorie Bonvin, émérite œnologue de la maison Henri Badoux, tricote les cépages du Château sous la juste appellation « Clos de Chillon », un nom qui résonnait déjà au XVIIIe siècle, entre deux invasions bernoises.